En savoir plus
Wilhelm Furtwängler (1886-1954) : Sonate n°2 pour violon et piano en ré Maj WF115 - Ludwig Van Beethoven (1770-1827) : Sonate pour violon et piano n°8 en sol Maj Op.30/3.
Héritage de Brahms et Schubert plus que de Beethoven, avec quelques accents de César Franck (dont le chef était un excellent interprète de la Symphonie en ré mineur), la sonate de Furtwängler aux thèmes assez simples voire presque « naïfs », tire tout son intérêt de sa structure en longs développements qui, comme on peut sen douter, nécessite de la part des interprètes un souffle au long cours, un sens aigu de lanimation interne à chaque section, une puissance expressive et une dynamique quasi symphoniques (du pppp au ffff), ne donnant jamais la part belle à la pure virtuosité ou à leffet facile. On laura compris, le compositeur demande ici à ses interprètes des qualités que le chef a lui-même développées au plus haut point. Et si la pianiste Katja Huhn et la violoniste Sophie Moser nont évidemment pas encore le génie ni lexpérience du chef, elles en ont manifestement, consciemment ou inconsciemment, retenu la leçon, semparant à bras le corps de ce texte difficile, réussissant à lui insuffler vie et dynamique, ne perdant jamais léquilibre ni la ligne directrice, sachant bien éviter les baisses dintérêt qui guettent ici où là, bref un bien beau travail. Patrick Georges Montaigu/ Concert de la Société Wilhelm Furtwängler / Resmusica.com